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11 juin 2019

Le marathon des candidats pour Sciences Po Provinces

Des nouvelles de 3 de nos candidats pour Sciences Po Provinces …

Suivez pas à pas Martin THOER, Pierre LE HERISSE et  Tristan KONIGSBERG lors de leur séjour sur Rennes.

“Nous avons tous les trois passé le concours commun des IEP session 2019, une expérience qui restera gravée dans les mémoires quel que soit les résultats :

24 mai, veille du concours commun des 7 IEP de France

18h30 : Nous venons d’arriver à Rennes pour nous installer dans l’hôtel où nous allons passer la nuit.

Avant le repas du soir, nous nous convainquons de réviser les derniers chapitres que nous ne maîtrisons pas, en vain.

L’atmosphère est plutôt à la rigolade et un esprit de franche camaraderie règne alors dans la chambre.

20h30 : L’heure du repas approche et nous nous mettons à table.  Nous discutons ainsi des sujets qui pourraient tomber dans les matières concernées (l’histoire, l’anglais et les questions contemporaines). Assez étonnamment nous sommes assez confiants quant à cette dure journée qui nous attend.

Des sucres lents pour nos athlètes 😉

Sleep tight !

 

23h : Il est enfin temps de se coucher si nous voulons être en forme et tenir la cadence soutenue des épreuves qui nous attendent le lendemain.

La bonne humeur générale a totalement fait disparaître le stress du concours et nous tombons ainsi dans un sommeil de plomb.

25 mai, jour J

6h30 : Tout le monde se réveille, les cernes sont visibles et les regards sont vides. L’ambiance pendant le petit déjeuner est alors beaucoup plus calme que la veille au soir.

7h45 : Nous partons ainsi pour le site de Rennes I, lieu du concours et champ de bataille sur lequel nous allons livrer un combat acharné face à notre copie.

8h00 : Enfin à destination, nous entrons dans le complexe universitaire.

A notre grande surprise, cela ressemble plus à une ancienne base soviétique désaffectée qu’à un lieu d’étude. Peut-être était-ce là un indice pour notre épreuve d’histoire ?

Dans tous les cas, inutile de s’attarder à ces détails, il nous fallait dès à présent nous faire enregistrer et entrer dans les amphithéâtres qui nous étaient attribués.

8h30 : Les premiers sujets sont distribués et l’épreuve de questions contemporaines débute.

9h30 : L’environnement est alors plutôt calme et détendu, certaines personnes sortent après l’heure de présence obligatoire et nous continuons notre travail sans détourner notre attention.

11h30 : L’épreuve est terminée et nous sortons l’esprit un peu fatigué certes, mais avec un poids en moins.

De ce fait, c’est le moment de se restaurer après 3h d’épreuve. A la vue de la file d’attente à la cafétéria et du temps qui reste devant nous, nous nous jetons des regards complices.

Nous décidons donc d’aller manger dans un fast food, pour se libérer l’esprit et se dégourdir les jambes.

12h30 : Nous nous posons tranquillement dans un skatepark caché par des arbres, un petit paradis verdoyant dans la ville sans personne pour nous déranger.

Deux épreuves l’après midi

13h30 : C’est la dernière ligne droite : 4h30 regroupant l’anglais et l’histoire.

Cette fois, le climat semble plus tendu et quand les sujets tombent, c’est le soulagement pour certains et la déception pour d’autres.

14h30 : Maintenant habitués, nous apercevons les premiers candidats partir.

A ce moment là, nous apprécions réellement la place sur les tables pour étendre nos feuilles et le confort des sièges qui nous supporterons jusqu’à 18h.

Visiblement, certains en profitent plus que d’autres puisqu’ils y sont presque assoupis.

17h30 : Le stress monte et quelques-uns commencent à éprouver des signes d’énervements, gênants pour les personnes aux alentours.

18h00 : La journée d’examen est terminée, c’est la libération.

Nous voyons des gens pleurer et désespérer – ce qui n’est absolument pas notre cas – et une foule de parents inquiets qui attendent dehors.

Nous nous empressons de sortir et d’échanger sur les sujets. Nos esprits sont quelque peu confus et embrumés après cette longue journée, mais nous sortons sereins et restons satisfaits de notre travail.

18h30 : Départ de Rennes pour retourner à Lorient

Ouf ! c'est fini !

Une expérience formatrice

Il nous est possible de dire que oui, nous avons passé le concours commun des IEP et que c’est une expérience formatrice, pourtant idolâtrée et redoutée.

Nous voyons aujourd’hui le concours plus comme une journée d’évaluations que comme une épreuve insurmontable. Cela n’a finalement pas été si impressionnant comme l’on pourrait l’imaginer.

Préparés et sereins.

Il faut dire que nous étions bien préparés :

Depuis le début de l’année de Terminale (et même de Première pour l’histoire), nous avons suivi de manière assidue la Prépa du lycée.

Les cours d’anglais

En Anglais cette préparation nous a permis de constituer une base solide de révision. Plus qu’un cours lambda c’est une véritable préparation.

Au programme : grammaire tortueuse et vocabulaire poussé (sans oublier les synonymes : Sciences po Paris , vous êtes épargnés) ; mais également des discussions sur l’actualité : Brexit, Trump… le classique quoi ; et enfin des concours blancs avec des notes pouvant descendre très bas, mais c’est la meilleure des préparations (pour info le record est à 0,75/20).

On n’oubliera pas de souligner les petits « tips » de Mme Gueguen.

Tout cela dans une ambiance conviviale le mardi soir à 17h. 1h30 par semaine c’est peu mais très bénéfique surtout vu le faible nombre d’heures de langue en terminale.

L’histoire et la Culture G

Du coté des autres disciplines : l’histoire est véritablement la matière centrale nécessitant beaucoup de travail pour la bonne réussite de l’épreuve.

La prépa histoire, une base de 2h par semaine, a été déterminante pour fixer les objectifs de travail ; et n’oublions pas la séance de méthodologie organisée par des professeurs pendant les vacances : on a quand même de la chance.

Enfin la prépa de questions contemporaines qui se déroule en fin d’année a permis de nous préparer efficacement à l’épreuve de 3h du concours.

Bilan

Finalement nous sommes très heureux d’avoir pu assister à ces prépas qui ont été indispensables pour notre survie (ou notre réussite, c’est assez relatif) lors de ce concours.”