Némo, en Master Affaires Publiques à Sciences Po Paris, nous donne de ses nouvelles …
Découvrez son témoignage !
Une année de césure
Ancien élève de la prépa Sciences Po du lycée Dupuy de Lôme, dorénavant en Master affaires publiques à Sciences Po, j’ai saisi cette année la possibilité offerte par l’école d’effectuer une césure entre mes deux années de Master.
Ayant déjà pu me spécialiser en finances publiques au fil de ma scolarité et de mes expériences en administration, j’ai décidé pour ma première partie de césure de compléter ce parcours par la découverte d’une direction régionale des finances publiques (DRFIP).
Des missions souvent méconnues
Les missions d’une telle institution sont bien trop souvent méconnues et ne bénéficient pas d’une aura particulièrement favorable auprès des contribuables, malgré son importance dans nos vies de tous les jours. Détermination et recouvrement de l’impôt, contrôle des comptes des collectivités locales, trésorerie hospitalière, contrôle des fonds européens, gestion du domaine privé de l’État : ce sont autant de missions et de défis à relever dans une DRFIP, dans un contexte particulièrement tendu pour les finances publiques d’une part et d’autre part dans une période où les méthodes de l’administration fiscale se renouvellent en profondeur.
La Guyane
Au-delà de la découverte de ces missions singulières, j’ai souhaité pouvoir expérimenter la réalité de l’action de l’État dans un territoire aux enjeux particulièrement saillants : la Guyane.
Du fait de son statut particulier de collectivité d’Outre-Mer, de sa situation géographique et de son histoire dont les cicatrices sont encore vives, l’action de l’État en Guyane ne peut se penser sur le même plan que sur le reste du territoire national.
Au-delà de la découverte d’une région magnifique, extrêmement riche sur un plan culturel comme sur celui de la biodiversité, souffrant malheureusement des stéréotypes qui lui sont accolés, cette expérience permet de se rendre compte de la diversité des réalités territoriales qui existent en France.
J’ai pu particulièrement y travailler sur les questions de domanialité, dans un contexte où l’État, du fait de son histoire coloniale, est propriétaire de 90% du foncier, une situation particulièrement critiquée par les guyanaises et guyanais.
o.
Mot de la fin
Ce fut donc une expérience extrêmement enrichissante sur un plan personnel comme professionnel. Je ne peux qu’inviter les curieuses et les curieux à le découvrir par eux-mêmes !