3

Retour au blog

19 décembre 2020

L’orientation, une épreuve incertaine et semée d’embûches

La situation sanitaire ne permettant pas comme d’habitude l’organisation du forum des grandes écoles, Martin Thoer ayant intégré l’ IEP de Toulouse en septembre 2020 est venu échanger avec nos candidats sur son parcours.

Il partage ici avec nous l’objectif de cet échange.

Intervention de Martin le 10 décembre 2020
Martin Thoer en 1ère année à l'IEP de Toulouse

L’orientation, une épreuve incertaine et semée d’embûches

Alors que les élèves et étudiants français se dirigent doucement vers les vacances de Noël, synonyme de repos bien mérité pour certains ou de révisions pour d’autres, la procédure d’orientation arrive à grand pas : dans un mois, ces derniers pourront déjà formuler leurs premiers vœux qui détermineront leur futur parcours scolaire.

Souvent source de stress et d’incertitude chez les concernés, amplifiés par un contexte sanitaire anxiogène, leur orientation doit bénéficier d’appui plus que jamais. C’est pourquoi, j’ai décidé de proposer mon aide en allant présenter mon parcours scolaire auprès des élèves de Dupuy de Lôme, d’une part dans les classes de terminale, puis d’autre part au groupe de la prépa IEP.

L’objectif de ces interventions était double : ouvrir l’horizon scolaire des élèves et leur permettre de renouer avec l’idéal méritocratique.

Se familiariser avec de nouvelles formations

Transmettre mon expérience, certes encore à l’état embryonnaire, fut d’abord une opportunité pour eux de se familiariser avec de nouvelles formations, et ce d’un point de vue autre que celui d’une quelconque institution (conseillers d’orientations, professeurs…).

Si les élèves se retrouvent parfois perdus dans leur orientation, c’est bien parce qu’ils n’ont pas toutes les cartes en mains.

Déconstruire les stéréotypes

Cependant, si je suis intervenu, c’est bien pour montrer qu’un élève de lycée de province, ayant été assis sur les mêmes chaises qu’eux deux ans auparavant, peut prétendre à des études « prestigieuses » (si l’on admet que le prestige est le fait d’étudier dans une école sélective).

Il est de fait nécessaire de se détacher de toute sorte de conception élitiste ou déterministe de la réussite : non, la prépa et les grandes écoles ne sont pas l’apanage d’une minorité socialement ou économiquement élevée.

Déconstruire ces stéréotypes est nécessaire pour pallier aux phénomènes d’auto-censure et d’auto-exclusion qui font obstacle aux projets scolaires de nombreux élèves.

Certes, arriver à ses fins demandera un investissement conséquent, qui n’est pas seulement un sacrifice de temps et d’argent. En effet, parler de « sacrifice » n’aurait aucune pertinence pour qualifier l’engagement scolaire, dès lors qu’il est généralement source d’épanouissement personnel et d’indépendance intellectuelle.

L’atout d’une 1ère année d’études supérieures

Enfin, si certains n’avaient pas eu les résultats espérés (vœux Parcoursup, concours IEP…) à la fin de leur année de terminale, aucun souci à se faire, votre destin n’est pas scellé.

Ayant moi-même échoué au concours d’entrée des IEP en terminale, j’ai pu en intégrer un au terme de ma première année d’études supérieures, très enrichissante par la même occasion. Cette année d’études supplémentaire est souvent bénéfique, tant elle vous apporte par son enseignement et les rencontres que l’on y fait. Car si nous ne sommes pas tous prêts au sortir de la terminale, nous pouvons l’être après, plus matures et informés.

Témoignage d’Adélie

Voici un retour d’une des participantes et candidates aux concours IEP :

” Jeudi soir, Martin un ancien élève de DDL est venu nous parler de son expérience à l’IEP de Toulouse où il est entré cette année après avoir effectué une année en prépa BL.

Son intervention fut intéressante et pertinente. En effet, il nous a expliqué comment se déroulaient les cours, les associations, ce qu’on y apprenait, quelles étaient les attentes etc.

Parler avec un élève d’une école convoitée (comme ici Sciences Po) me semble bénéfique, c’est une approche plus directe et plus concrète qu’en « entendre parler » via le site de Parcoursup par exemple…

Martin était très gentil, il a su répondre à nos questions et offrir une approche plus « rassurante » des IEP que d’habitude.”