Mardi 27 janvier, les Terminales du lycée Dupuy de Lôme ont retrouvé leurs camarades des lycées Colbert et Jean Macé de Lanester pour une séance au Cinéville en matinée. À la projection, le dernier film de Fatih AKIN, qui a été présenté au festival de Cannes en mai dernier.

Deux affiches différentes, en Allemagne et en France.

Au départ de ce film, il y a un roman, celui de Hark BOHM qui raconte ses souvenirs d’enfance à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, sur l’île d’Amrum, une petite île frisonne septentrionale de la Mer du Nord.

Ce film, Fatih AKIN l’a réalisé pour son ami et mentor Hark BOHM, qui, très malade, ne pourra pas mener à bien son projet. Hark BOHM est décédé en novembre 2025.

Sur une île sauvage en mer du Nord,

un somptueux roman d’apprentissage sur fond de guerre.

Leaves background

Le roman de Hark BOHM a été traduit en français et est disponible en librairie depuis début janvier aux Editions Paulsen .

Les critiques & avis sur le film …

Critique du film Une enfance allemande – Île d’Amrum, 1945

« Ce sont d’abord les paysages de l’île d’Amrum qui me restent en tête : magnifiques, sauvages, parfois calmes et apaisants, parfois impétueux, mais toujours lumineux. Ils semblent refléter à la fois la sérénité apparente de l’enfance et les tumultes de l’Histoire qui gronde en arrière-plan.

Viennent ensuite les personnages. D’abord les deux enfants, Nanning et son camarade de classe, très attachants, dont la relation demeure respectueuse malgré les divergences idéologiques profondément ancrées dans leurs milieux familiaux. Plus largement, l’ensemble des comédiens joue avec une grande justesse. Je regrette seulement que le personnage de Tessa, incarné par Diane Kruger, n’ait pas une place plus importante, sans doute parce que j’apprécie cette actrice, mais aussi parce que cette figure de femme en lutte, un peu rebelle, est particulièrement intéressante.

Le contexte historique, quant à lui, affleure par petites touches : un détail, un regard, une posture suffisent à rappeler le poids de l’époque sans jamais l’alourdir.

Au final, c’est une grande douceur qui se dégage de ce film, une douceur que j’ai beaucoup aimée, même si elle peut sembler paradoxale, voire à contre-courant du sujet abordé. »

Sophie CREC’HRIOU, Documentaliste.

 

« J’ai trouvé le film intéressant, mais certaines scènes sont dures (le parachutiste mort échoué sur la plage, les animaux tués…). L’histoire est tournée afin de nous montrer le côté allemand de la Seconde guerre mondiale, aussi bien nazi que contre cette guerre.
On peut voir aussi la famine, le manque de nourriture, la migration des personnes touchées par cette guerre. »

Louise ARNAUD, TG04