Le CDI présente actuellement l’exposition « Quand les mots gravent les corps »

Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre notre professeur de français, Madame Mingam, et l’artiste plasticienne Violaine Fayolle.

C’est grâce au soutien financier du lycée Dupuy de Lôme et du dispositif Karta Bretagne qu’elle a pu voir le jour.  Deux classes du lycée ont eu la chance d’y participer, la seconde 14, ainsi que ma classe la seconde 10.

Ce projet trouve son origine dans la volonté de sensibiliser les lycéens à l’art en l’introduisant dans le programme de Français.

En effet, il existe de nombreuses passerelles entre nos cours de seconde et les arts, puisque chaque texte a une histoire et un contexte qui sont fortement reliés aux mouvements artistiques et culturels de son époque.

Nous avons eu l’opportunité durant plusieurs semaines d’être initiés à différentes techniques artistiques. Nous sommes notamment allés dans les laboratoires de SVT dessiner des animaux, des minéraux ou des végétaux. Au cours de ces séances, nous avons appris à observer pour dessiner. Ces exercices pratiques se sont appuyés sur des cours d’histoire de l’art qui nous ont permis de mieux comprendre ce que nous faisions.

La technique du blason

Cette exposition associe notre travail sur la représentation du corps féminin en poésie et l’étude du blason que nous avons mené en français. Le blason est un genre poétique, initié par Clément Marot, un poète français au XVIème siècle, qui consiste à faire l’éloge ou le blâme d’une partie du corps.

A la fin de la séquence, nous avons donc choisi un élément du corps afin d’écrire notre propre blason.

En parallèle, nous avions la tâche d’illustrer notre poème, de la manière dont nous souhaitions, avec des métaphores ou de l’humour. Le but était, comme pour le blason, de réaliser une représentation de cette partie du corps mais à travers une gravure. Une fois le dessin terminé, nous avons pratiqué la technique de la gravure d’épargne. Il faut creuser dans une plaque en épargnant notre dessin, encrer afin d’obtenir l’estampe.

Tout ce processus a abouti à cette exposition. Je crois pouvoir dire que nous avons beaucoup aimé mener ce projet à bout et que nous sommes fiers de notre travail. Nous espérons que vous l’apprécierez aussi.

Carla Kerjouan, 210

Le Télégramme

Ouest-France